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13.11.2006

صاحبة السمو الملكي الاميرة لالة سلمى زوجة صاحب الجلالة حامل في شهرها الرابع

صاحبة السمو الملكي الاميرة لالة سلمى

 

نشرت مجلة باري ماتش الفرنسية في عددها الحالي خبر حمل صاحبة السمو الملكي الاميرة لالة سلمى و افادت المجلة الفرنسية ان الاميرة في شهرها الرابع من الحمل و ان صاحب السمو الملكي الامير مولاي الحسن ولي عهد المملكة سيصير له اخت في الشهور القليلة المقبلة  و في علاقة مع الموضوع قالت جريدة المساء في عددها ليوم امس الاثنين  أنها كانت تتوفر على الخبر دون أن تتمكن من التأكد منه كما،أفادت أنها اتصلت بمدير التشريفات والقصور عبد الحق المريني للتأكد منه قبل أسابيع، وأضافت أنه أجابها "لا أؤكد أو أنفي الخبر

موقع المغرب الملكي

23:19 Publié dans la famile royal | Lien permanent | Envoyer cette note

Commentaires

je cherch de travail ou larmér de mohamed 6 (23on bac )

Ecrit par : haji | 14.11.2006

JE MABEL JAMAL ET JE RECHERCHE EN TRAVAI ET MERSI MA MAJESTE LE ROI HASSAN 6

Ecrit par : JAMAL EZZIANI | 20.11.2006

JE CHERCH DE TRAVAIL OU LARMER GRADE DE MOHAMED6 20ON 1BAC

Ecrit par : JAMAL EZZIANI | 20.11.2006

lah yanssare sidna oyhafdo je l'adore inssi que toutes la famille royale j'adore aussi la princesse lalla meryame de puis son enfance et je suis tout ces activité lah yastarha je suis fiére de notre jeunne roi lah yawno o yahfade le petit prinsse amine ya rabi.je suis une femme agée et malade d'une maladie rare

Ecrit par : talbi fatiha | 21.11.2006

pas de commentaire

Ecrit par : bouazzaoui youssef | 28.11.2006

rappel

Ecrit par : bouazzaoui youssef | 28.11.2006

nous marocain marocain marocain

jai peu detre trois fois la meme chose

Ecrit par : bouazzaoui youssef | 28.11.2006

nous somme marocain marocain marocain

jai peur detre trois fois la meme chose

Ecrit par : bouazzaoui youssef | 28.11.2006

bnj karim

nous faisons confiance a ce site

est ce que il ya des reponses oui ou non .stop

Ecrit par : bouazzaoui youssef | 28.11.2006

bonjour,Lalla Salma je vous admire beaucoup, je vous aime meme...Mille felicitation pour votre deusiéme fils! je vous demande de m'aider je cherches un travail! je vous pri de bien vouloir m'aider!Merci d'avance!

Ecrit par : Fatna | 15.12.2006

notre princesse lalla salma je vous aime bcp je vous souhaite tt le bonheur et le succes je suis fiere de vous et ttes les femmes .marocaines que dieu vous protege

Ecrit par : aziza | 16.12.2006

Buenas querida Princesa no puedes hasta que punto te quieremos y te admiramos , felicidades del nuevo embarazo , y cuiiiiidate mucho guapa.

Ecrit par : rima | 22.12.2006

Buenas querida Princesa no puedes hasta que punto te quieremos y te admiramos , felicidades del nuevo embarazo , y cuiiiiidate mucho guapa.

Ecrit par : rima | 22.12.2006

rien a dire

Ecrit par : SAID | 24.12.2006

lah ynsar sidi o ytawal fi 3amrah

Ecrit par : maryam | 07.01.2007

je cherch untravail en larmée miléter avac le roi mohamed 6j'aim larmee(23en bac )
077506391 hay aymade boulemane

Ecrit par : hajij | 09.01.2007

je suis marocain j'ai 23on je beu travail ou larmée de mohamed 6 reponde reponde reponde moi mohamed 6 j'aim larmée pour dégager les bolizarier sahra de meroc de maroc 3ach mohamed 63ach mohamed 63ach mohamed 666666666 j'aim larmée (votre adresse hay aymde boulemane hajijfatima BAC °

Ecrit par : hajij | 12.01.2007

je chercher un travail avec mohamed 6das l'armée j'ais 23 de bac

Ecrit par : hajij | 15.01.2007

GRAND BONSOIR pour sa majeste et sa famille et je souhaite un bon avenir pour tout le monde surtout a le peuple marocaine qui souffre a cause de shabat et les dirigant comme lui je souhaite que sidna nous sauver car c'est nos espoir nous soufron mais ya quelqu'un qui nous ecouter
ce que je veut c'est que les concours passera bien pas de (pistoner ) j'aime bien mon payé mais chaque jour je meurt et je pleur jusqu'a quand mon dieu jusqu'a quand mon roi jusqu'a quand mon ministre jusqu'a quand mon mere jusqu'a quand mon profaite
ya rabi han elina rahna madloumin wmakhourin ................................

Ecrit par : jamal | 16.01.2007

bonjour,Lalla Salma je vous admaire beaucoup, je vous aime meme...Mille felicitation pour votre deusiéme fils! je vous demande de m'aider je cherches un travail! je vous pri de bien vouloir m'aider!Merci d'avance!
hicham 063356330

Ecrit par : hicham | 19.01.2007

sidi wa moulay mohammed sadiss allah ynassrak ou yhafddak lina arjouk sidi je suis directeur d une ecole a kenitra depuis 3ans et ma femme est une institutrice a essaouira 28ans du travail fi taalim 18 a essaouira elles est malade aux reins charkat fi lharaka l intikaliya 3ans mais kayn fi lwizara nass tayjibou taynaklou li braw bi laflouss ou zabouniya 3ayit manarssal chikayat mais mabrawch ynaklouha liya ou naklou 9 mouaalimat mayastahakouch lintikal car ma femme akdam minhoum ou aandha noukat ktar aalihoum arjouk aidey nous sidi mohammad anta li baki amalna fi had lhayat ou llah soubhanahou wa taala mon tel 064920711 ecole abdellatif el imani route sidi yahya kenitra j ai 4 fils ma grande fille est mariee et a deux jumeaux arjouk aidey nous aidey nous aidey nous ma femme s appele demni saadia numero du somme 944170 essaouira

Ecrit par : sagouti hassan | 24.01.2007

filisitasion

Ecrit par : larbi | 25.01.2007

un travail serait le bienvenu de votre part majesté .

Ecrit par : fettah | 31.01.2007

vive la famille royale ainsi que le peuple marocain je suis fier d'estre marocain au sein d'une royaume calme .sous la haute présidente de sa majesté Mohamd6.Vive le Maroc pour les marocains

Ecrit par : zakaria azdar | 05.02.2007

merci mohamed 6 et vive le MAROC dyalna

Ecrit par : zakaria azdar | 05.02.2007

bonjour lalla salma, félicitations pour la bonne nouvelle je vous souhaite tout le bonheur, je vous admire beaucoup parce que vous étes modeste et vous avez réussi dans votre carrière professionnelle c'est pour ça que je veux suivre votre carrière j'ai fait sciences mathématiques à lycée chawki à casablanca je suis en terminale et j'éspère faire ENSIAS après les classes préparatoires inchaa allah je vous adore notre chère princesse que Dieu vous benisse et votre petite famille

Ecrit par : jouali fadwa | 09.02.2007

le maroc et un grand gateau
mange par
le roi
la famille royale
le ministre
les generaux
le representent de deux chambre
les directeur generaux
le wali caide et bascht
le representent comunal

le peuple lui rest de demande dieu puisque sa part =0000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000%

Ecrit par : morad | 09.02.2007

Son Altesse Royale la Princesse Lalla Salma est née le 10 mai 1978 à Fès. Lalla Salma est la mère du Prince Héritier Moulay El Hassan, né le 8 mai 2003 à Rabat.
Lalla Salma Bennani qui a été élevée à Rabat par sa grand-mère, a perdu sa mère, de la famille Bensouda, à l'âge de trois ans.
Son père, Haj Abdelhamid Bennani, est enseignant à l’École normale supérieure de Fès.
Lalla Salma est ingénieur en informatique et a été major de sa promotion en 2002, à l’École nationale supérieure d'informatique et d'analyse de systèmes (ENSIAS) à Rabat. Elle a travaillé au sein du groupe Omnium Nord Africain (ONA), premier groupe privé du Maroc.
Lalla Salma Bennani a une soeur médecin et trois autres soeurs issues du second mariage de son père.
Insolite
La princesse aux pieds nus attire sur la presse la colère du Palais ! Le Royaume n'aime pas que l'on étale la vie privée de la famille royale, de peur que des bien-pensants trouvent le moyen de reprocher à Lalla Salma des faits aussi simples que ceux-ci :
Le tajine aux carottes est le plat préféré de Lalla Salma,
Il arrive à la jeune maman de donner à manger à son fils Moulay El Hassan, bientôt Incha-Allah, à Sa fille la princesse de l’an 2007, Sa garde-robe est signée par de grands couturiers (Lalla Salma est une fan des ensembles Jean-Louis Scherrer), elle a interdit à son entourage d'implorer le nom d’Allah à tort et à travers, elle aime se promener pieds nus dans les nombreux palais du royaume !

Ecrit par : TAHIRI Hakam | 11.02.2007

Sa Majesté Le Roi Mohammed VI, Roi du Maroc, qu’Allah le Préserve, est issu de la Lignée des Alaouites, originaire de Yanboô An Nakhil, petite oasis de la côte d’Arabie, sur la Mer Rouge. descendante directe du prophète de l’Islam sidna Mohammed par la voie de sa fille lalla fatima Zohra, la Famille Royale est venue s’installer à Sijilmassa, dans le sud marocain, au milieu du XIIIème siècle. Sa Majesté le Roi Mohammed VI est le Vingt-troisième Roi de la dynastie Alaouite, dont le règne a débuté au milieu du XVIIème siècle.
Sa Majesté le Roi Mohammed VI, fils de feu Sa Majesté Hassan-II, né le 21 Août 1963 à Rabat. À ’âge de quatre ans, Son Auguste Père le fait entrer à l’École coranique du palais royal. Le 28 Juin 1973, Son Altesse Royale le Prince Héritier obtient, avec succès, le Certificat d’Études Primaires et poursuit ses études secondaires au Collège Royal où Il obtient son Baccalauréat en 1981. Il est diplômé de l’Université Mohammed V.
En 1985, le Prince Héritier Sidi Mohammed obtient sa Licence en Droit à la Faculté des Sciences Juridiques, Économiques et Sociales de Rabat. Le sujet de Son mémoire porte sur « L’Union Arabo-Africaine et la stratégie du Royaume du Maroc en matière de relations internationales ».
En 1987, Il obtient le premier Certificat d’Études Supérieures (C.E.S) en Sciences Politiques avec mention.
En Juillet 1988, Son Altesse Royale le Prince Héritier Sidi Mohammed réussit, avec mention, ses derniers examens pour l’obtention du deuxième C.E.S en droit Public.
Afin de compléter sa formation et de vivre de près la pratique des principes et des règles de droit appris à la Faculté, feu Sa Majesté le Roi Hassan-II qu’Allah l’ait en Sa Sainte Miséricorde, décide de l’envoyer, en novembre 1988, à Bruxelles, en vue d’effectuer un stage de quelques mois auprès de Mr Jacques Delors, Président de la Commission des Communautés Économiques Européennes. Rompu aux lourdes tâches depuis son jeune âge, Son Altesse Royale le Prince Héritier Sidi Mohammed est souvent chargé par Son Auguste Père de nombreuses missions à différents niveaux : national, arabe, islamique, africain, et international, auprès des Chefs d’État frères et amis. Son Altesse a ainsi participé à plusieurs conférences internationales et régionales.
La première mission officielle à l’étranger de Son Altesse Royale le Prince Héritier a eu lieu le 6 avril 1974, quand il a représenté feu Sa Majesté Hassan-II à l’Office Religieux célébré à la Cathédrale « Notre Dame de Paris » à la mémoire du Président français, Georges Pompidou.
Le 22 décembre 1979, Son Altesse Royale le Prince Héritier est porté à la Présidence d’Honneur de l’Association Socio-Culturelle du Bassin Méditerranéen.
Du 23 au 30 Juillet 1980, Son Altesse Royale le Prince Héritier Sidi Mohammed effectue une tournée dans plusieurs pays africains et rencontre les Présidents Leopold Sedar Senghor du Sénégal, Ahmed Sékou Touré de Guinée, Félix Houphouët Boigny de la Côte d’Ivoire, Ahmedou Ahijou du Cameroun et Shehu Shagari du Nigéria. Il leur a remis des messages personnels du feu Sa Majesté Hassan-II.
Le 18 mars 1982, Il est nommé Président du Comité d’Organisation des IXèmes jeux Méditerranéens de Casablanca.
Le 10 mars 1983, Son Altesse Royale le Prince Héritier préside la délégation marocaine aux travaux du VIIème sommet des pays Non-Alignés à New-Delhi et prononce un important discours dans lequel Il rappelle les positions du Maroc à l’égard de diverses questions arabes, africaines et internationales.
Le 21 septembre 1983, le Prince Héritier préside la délégation marocaine aux travaux du comité de mise en oeuvre de l’O.U.A sur le Sahara à Adis-Abeba.
Le 3 octobre 1983, Il préside la délégation marocaine à la Xème conférence franco-africaine, à Vittel.
Le 11 avril 1985, Son Altesse le Prince Héritier est nommé par Son Auguste Père, Président de la Commission Chargée de l’Organisation des VIèmes jeuxpanarabes.
Le 26 novembre 1985, Son Altesse Royale le Prince Héritier Sidi Mohammed est nommé, par le Souverain, Coordonnateur des bureaux et services de l’État-Major Général des Forces Armées Royales. Une tâche digne d’un Prince qui a su mener à bien les différentes missions qui lui ont été confiées.
Du 11 au 18 mars 1986, le Prince Héritier effectue une visite officielle en Arabie Saoudite. Du 7 au 21 mars 1987, Il se déplace en visite officielle au Japon.
Le 23 février 1989, Son Altesse Royale le Prince Héritier Sidi Mohammed représente feu sa Majesté Hassan-II aux obsèques de l’Empereur du Japon Hiro Hito.
Le 29 octobre 1993, Son Altesse Royale le Prince Héritier obtient, à l’Université de Nice-Sophia Antipolis en France, le titre de Docteur en Droit avec la mention « très honorable », suite à une thèse intitulée « La coopération entre la Communauté Économique Européenne et l’Union du Maghreb Arabe ».
Le Maroc et l’Union européenne à l’aube du XXIème siècle
Le 12 juillet 1994, Son Altesse Royale le Prince Héritier Sidi Mohammed est promu, par feu Sa Majesté Hassan-II, au grade de Général de Division.
Le 12 avril 1994, Son Altesse Royale le Prince Héritier préside l’ouverture des travaux de la conférence ministérielle du G.A.T.T à Marrakech.
Le 4 mai 1994, Son Altesse Royale le Prince Héritier Sidi Mohammed participe aux travaux de la réunion du groupe consultatif, à Genève, à l’occasion de la Commémoration du 50ème anniversaire de la constitution de l’O.N .U.
Le 19 décembre 1994, Son Altesse Royale le Prince Héritier ouvre les travaux du Conseil Supérieur de la Culture.
Le 12 janvier 1995, Son Altesse Royale le Prince Héritier préside l’ouverture des travaux de la Commission Nationale pour la Commémoration du 50ème anniversaire de l’O.N.U.
Le 9 avril 1996, Son Altesse le Prince Héritier Sidi Mohammed conduit, à Paris, la séance de clôture du séminaire sur « Les relations entre le Maroc et l’Europe ».
Le 10 décembre 1996, Son Altesse Royale le Prince Héritier inaugure, à New York, le Bureau du Conseil Maroco-Américain du Commerce et des Investissements.
Du 21 au 27 juin 1997, Son Altesse Royale le Prince Héritier Sidi Mohammed représente Feu Sa Majesté Hassan II aux travaux de la session extraordinaire de l’Assemblée Générale de l’O.N.U sur l’Environnement intitulée « Le Sommet de la terre +5 ».
Le 23 Juillet 1999 : Cérémonie de présentation de l'allégeance à S.M le Roi Mohamed Ibn Al Hassan Ben Mohamed, à la Salle du Trône du palais Royal de Rabat.
Son Intronisation est célébrée le 30 juillet 1999.
Le 12 Juillet 2002 Le Mariage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI avec SAR la Princesse Lalla Salma est célébré à Rabat, conformément aux traditions de la glorieuse dynastie alaouite.
Le 8 mai ‎‎2003 Naissance, à Rabat, de Son Altesse Royale le Prince Héritier Moulay Al Hassan.

Ecrit par : TAHIRI Hakam | 11.02.2007

salut ca va

Ecrit par : badr | 15.02.2007

"مرَّ حوالي أسبوع على الدورية التي وجهها وزير العدل إلى الوكلاء العامين ووكلاء الملك والتي يدعوهم فيها للسهر بكل حزم على التطبيق السليم للقانون الخاص بسحب رخص السياقة، وما زال السحب الذي يمارسه بعض رجال الشرطة هو السائد، إذ على السائق الإذعان للقرار ولو كان متعسفا والذهاب في اليوم الموالي لمقر الشرطة قصد أداء الغرامة لاسترداد رخصة سياقته. وكان وزير العدل قد أكد في دورية للوكلاء العامين والوكلاء أنه تفاديا لأية خروقات أو تجاوزات يجب التقيد في سحب رخصة السياقة بالحالات المنصوص عليها على سبيل الحصر في الفصلين 12 و12 مكرر من ظهير 19 يناير 1953 بشأن المحافظة على الطرق العمومية ومراقبة السير والجولان.
"وقد حدد القانون المخالفات التي توجب سحب رخصة السياقة من طرف الشرطي أو الدركي في الحالات التالية: - السياقة في حالة سكر عند وقوع الحادثة - ومحاولة السائق التملص من المسؤولية الجنائية أو المدنية كمحاولة الهرب أو تغيير معالم الجريمة. ويدفع بعض رجال ونساء الشرطة والدرك الذين يتحملون متاعب ومشاق المواجهة مع المتضررين بأنهم ينفذون تعليمات هي عبارة عن مذكرة داخلية أصدرتها الإدارة العامة للأمن الوطني، وهي مذكرة تتعارض مع ما جاء في رسالة وزير العدل للسادة الوكلاء العامين ووكلاء الملك التي تعترف بوجود خروقات وتجاوزات في هذا المجال وتقيد حالات سحب الرخصة المحصورة في الفصلين 12 و12 مكرر من ظهير 1953 .
"وهذا التناقض يمثل عنوانا بارزا للفوضى في بلد يبذل جهودا كبيرة جدا للقضاء على جميع مظاهر التسيب والعبث، خصوصا وأن التعليمات المتذرع بها لا سند لها قانونا، وتتعارض مع ما رسخه العمل القضائي، والخطب الرسمية، مما يستوجب فتح المساءلة حول مصدر هذه التعليمات، وعدم مشروعية استخلاص الأموال بدون مبرر قانوني. كما أن التمادي في سحب رخص السياقة هو تجاوز لسلطات وزير العدل، الذي يعد رئيسا للنيابة العامة التي تشرف على عمل الشرطة القضائية. وسبق للمحكمة الإدارية بالرباط أن أقرت أن السحب غير القانوني لرخصة السياقة يترتب عنه وجوب منح الضحية حق المطالبة بالتعويض.
"وقد جاء في منطوق الحكم الصادر في هذا الشأن أن قيام رجال الدرك بسحب رخصة السياقة من السائق رغم عدم ارتكابه لأي فعل من الأفعال التي تؤدي وجوبا واختيارا إلى سحب رخصة السياقة منه يعد عملا غير مشروع تتحمل الدولة مسؤولية التعويض عن أضراره. وأقرت أن المحكمة وحدها هي المختصة أصلا في الأمر بسحب رخصة السياقة، وأن رجال الدرك لايحق لهم حجز الرخصة. وسبق للمجلس الأعلى أن أصدر قرارين ورد في قاعدتهما أنه لايجوز لضباط الشرطة القضائية أن يسحبوا من مخالفين لقانون السير رخص سياقتهم، وثائق السيارات إذا تعلق الأمر بمخالفات مجردة لقانون السير كتجاوز السرعة المحددة قانونا، دون توفر العناصر الأخرى المنصوص عليها في قانون السير، أو القانون الجنائي.
" كما أكد قرار المجلس الأعلى أن امتناع المخالف عن أداء الغرامة في عين المكان لا يبرر الاحتفاظ برخصة السياقة. ويذكر أن المخالفات التي تخول للمحكمة الحكم بسحب الرخصة والمنصوص عليها في الفصل 12 مكرر من ظهير 19 يناير 1953 هي: - عدم التوفر على حصار مع علم السائق بذلك - عدم التوفر على الإنارة عمدا - السير بعجلات غير صالحة - الوقوف غير القانوني ليلا بدون إنارة - عدم احترام أسبقية المرور - وعلامة "قف" - وعدم احترام الوقوف عند إشارة الضوء الأحمر - التجاوز في خط متصل - وعدم التوفر على التأمين والسرعة المبالغ فيها."

Ecrit par : TAHIRI Hakam ben Brahim | 17.02.2007

يوم الاثنين 15 يناير 2007 حوالي الساعة التاسعة مساءا بينما كنت متوجها إلى شارع الحسن الثاني بمدينة مكناس, تم توقفي من طرف رجل امن وبعد التأكد هذا الأخير من صحة وثائق السيارة مشيرا على أداء غرامة مجملة القدر عن المخالفة و سحب التعسفي لرخصة السياقة التي لا اعترف بأنني من بين مرتكبيها وكذا على وصف نوعها.
وبالنظر لكون محرر المحضر الذي يصرح بتسديد قيمة الغرامة الصلحية المجملة القدر المترتبة عن المخالفة مقابل رخصة السياقة, فإنني أصر على متابعة عون الشرطة القضائية السيد حميد البريني محرر المحضر تحت رقم 3671, لما صرح به و الذي لا أساس له من الصحة, في الوقت الذي كانت السيارة تسير بسرعة تطابق ما عساه أن يكون هناك من ظروف مؤقتة أو أن يضبط تلك السرعة بدون مؤشرات حقيقية بعدما أصبح هذا الشرطي يقذف بكلام غير منطقي و شبيه بالانهيار العصبي.

Ecrit par : TAHIRI Hakam ben Brahim | 17.02.2007

يوم الاثنين 15 يناير 2007 حوالي الساعة التاسعة مساءا بينما كنت متوجها إلى شارع الحسن الثاني بمدينة مكناس, تم توقفي من طرف رجل امن وبعد التأكد هذا الأخير من صحة وثائق السيارة مشيرا على أداء غرامة مجملة القدر عن المخالفة و سحب التعسفي لرخصة السياقة التي لا اعترف بأنني من بين مرتكبيها وكذا على وصف نوعها.
وبالنظر لكون محرر المحضر الذي يصرح بتسديد قيمة الغرامة الصلحية المجملة القدر المترتبة عن المخالفة مقابل رخصة السياقة, فإنني أصر على متابعة عون الشرطة القضائية السيد حميد البريني محرر المحضر تحت رقم 3671, لما صرح به و الذي لا أساس له من الصحة, في الوقت الذي كانت السيارة تسير بسرعة تطابق ما عساه أن يكون هناك من ظروف مؤقتة أو أن يضبط تلك السرعة بدون مؤشرات حقيقية بعدما أصبح هذا الشرطي يقذف بكلام غير منطقي و شبيه بالانهيار العصبي.
واحتراما لمقتضيات الظهير الشريف الصادر في 3 جمادى الأولى 1372 موافق ل 19 يناير1953, الذي غير و تمم عدة مرات آخرها سنة 1994, و من قرار وزيري صادر في 8 جمادى الأولى 1372 موافق ل 24 يناير1953, الذي غير و تمم عدة مرات, و نسخت أحكام بعض فصوله و عوضت بأخرى و كان ذلك بتاريخ 22 شتنبر 2003, و من ظهير شريف صادر في 6 صفر 1413 موافق ل 6 غشت 1992 المتعلق بالطرق السيارة, الذي أضيفت إليه 10 مواد بتاريخ 16 رمضان 1424 موافق ل 11 نونبر2003, و من ظهير شريف صادر في 24 جمادى الآخرة 1383 موافق ل 12 نونبر1963 المتعلق بالنقل بواسطة السيارات عبر الطرق, الذي غير و تمم بمرسوم ملكي, و ظهير صادر في 9 ذي القعدة 1420 موافق ل 15 فبراير 2000, و الذي يرمي إلى تحرير النقل ألطرقي و التنمية الاقتصادية و الاجتماعية, و خلق فرص للشغل و مشاريع استثمارية...
هذه هي الإجراءات المتخذة لكل غاية ترونها عادلة. والسلام عليكم ورحمة الله و بركاته.

Ecrit par : TAHIRI Hakam ben Brahim | 17.02.2007

إن المكتب المركزي للجمعية المغربية لحقوق الإنسان بعد استعراض واطلاعه :
على الشكايات التي توصل بها من العديد من سائقي العربات بمختلف إرجاء المغرب والتي موضوعها حجز رخص سياقتهم من قبل رجال الشرطة والدرك بدعوى ارتكابهم لإحدى مخالفات السير وإصرار الحاجزين على عدم إرجاعها إليهم إلا بعد أداء غرامة قدرها 00 ,400 درهم تسدد في الحال أو بمركز الشرطة والدرك أو لدى مكاتب الضبط التابعة للنيابة العامة بالمحاكم الابتدائية، وعلى رفض إعطاء المخالف ما يثبت سحب رخصة السياقة منه مدعين أن ما يقومون به إنما هو تنفيذا لتعليمات رؤسائهم أو النيابة العامة وعلى المقطع الثالث من المادة 12 من ظهير 19 يناير 1953 المتعلق بالمحافظة على الطرق ومراقبة السير والجولان والمادة 434 جنائي والذي بمقتضاهما لا يسمح للعون المكلف بتحرير مخالفات حوادث السير بسحب رخصة السياقة إلا إذا كان السائق في حالة سكر، أو حاول التملص من المسؤولية الجنائية أو المدنية التي يمكن أن يتحملها، وذلك عن طريق الفرار عقب وقوع الحادث، أو تغيير حالة مكان الجريمة، أو بأية وسيلة أخرى .
وعلى المقطعين 2 و 3 من المادة 7 من ظهير 19 / 1 / 1953 والذين لا يسمحان للقضاء بإنزال عقوبة الغرامة المتراوحة بين 240 و 400 درهم إلا إذا كانت المخالفة المرتكبة تتعلق بطرائق الإضاءة المحددة قانونا. وعلى المقطع الأول من المادة 13 من ظهير 19 / 1 / 53، الذي يوجب على العون المؤهل عند حجز رخصة السائق المخالف عدم السماح لهذا الأخير بسياقة عربته التي لا يمكن تحريكها وسياقتها إلا من قبل شخص آخر يتوفر على رخصة صالحة. وعلى المادة 8 من ظهير 19 / 1 / 1953، حسبما وقع تعديله وتتميمه، والتي تنص على عقوبة الغرامة المتراوحة بين 500 إلى 2400 درهم، وسجن يتراوح أمده بين 11 يوما وثلاثة أشهر، أو بإحدى هاتين العقوبتين في مواجهة الشخص الذي يسوق سيارة بدون أن يكون متوفرا على رخصة السياقة، بالإضافة إلى أن العون المؤهل بضبط هذه الوضعية يوقف السيارة إلى أن يأتي لسوقها من له شهادة الكفاءة في السياقة. وعلى المادة 19 مكرر من نفس الظهير ( 19/1/53 ) التي لا تسمح للعون المؤهل باستخلاص غرامة المصالحة إلا برضاء المخالف، وفي الحالات التي يسمح فيها القانون بذلك.
وعلى المادة 4 من القرار ألوزيري المؤرخ في 5 جمادى الأولى 1372 (21 / 1 / 1953) المتعلق بتعيين الأعوان المقررين المتوفرة فيهم الأهلية لتوجيه إنذارات للسائقين وإلزام بعض أصحاب السيارات بإيقافها وقتا محدودا عن السير وقبض غرامات المصالحة المحدود مقدارها بموجب هذا القرار وهي المادة التي تنص على أن غرامة المصالحة محددة في ثلاث طبقات : الطبقة الأولى محددة في مبلغ 100 درهم ، والثانية في 200 درهم والثالثة في 400 درهم. وبالنسبة لهذه الأخيرة التي تعنينا فإنها تستخلص في حالتين:
أ‌- إذا اثبت في محضر واحد ارتكاب مخالفتين قابلتين لإبرام مصالحة.
ب- عند ارتكاب المخالفات المنصوص عليها في البند الثاني من المادة 7 من الظهير المشار إليه ( 19 / 1 / 53 ) وهو البند المتعلق بعدم وجود الأضواء القانونية المنصوص على وجوب توفرها في السيارات والعربات التي تجرها الحيوانات، أو عدم كفاية الإنارة إذا وجدت السيارة تجول خارج طرق مضاءة بمصابيح عمومية.
وعلى المادة 243 من القانون الجنائي التي تعاقب كل قاض أو موظف عمومي طلب أو تلقى أو فرض أوامر بتحصيل ما يعلم أنه غير مستحق، أو أنه يتجاوز المستحق سواء للإدارة العامة أو الأفراد الذين يحصل لحسابهم أو لنفسه خاصة.
وعلى المادة 244 من القانون الجنائي، التي تعاقب كل ذي سلطة عامة، أمر بتحصيل جبايات مباشرة لم يقررها القانون، وكذلك كل موظف باشر استخلاص تلك الجبايات. وعلى المادة 16 م ج، التي تنص على أن وكيل الملك يسير أعمال الشرطة القضائية في دائرة نفوذه. وعلى المادة 128 ق ج، التي تعتبر مساهما في الجريمة كل من ارتكب شخصيا عملا من أعمال التنفيذ المادي لها. وعلى المادة 129 ق ج التي تعتبر مشاركا في الجناية أو الجنحة من لم يباشر تنفيذها، ولكنه أتى أفعالا معينة من بينها أنه أمر بارتكاب الفعل أو حرض على ارتكابه… وعلى المادة 51 من المسطرة الجنائية، التي تخول لوزير العدل تبليغ الوكيل العام للملك ما يصل إلى علمه من مخالفات للقانون الجنائي، وأن يأمره كتابة بمتابعة مرتكبيها. وعلى مقتضيات المادتين 79 و 80 من قانون العقود والالتزامات التي تنص على أن الدولة مسؤولة عن الأضرار الناتجة مباشرة عن الأخطاء المصلحية لمستخدميها وعلى أن هؤلاء الآخرين مسؤولون شخصيا عن الأضرار الناتجة عن تدليسهم أو عن الأخطاء الجسيمة الواقعة منهم في أداء وظائفهم. و لا تجوز مطالبة الدولة بسبب هذه الأضرار إلا عند إعسار الموظفين المسؤولين عنها.
وعلى الحكم رقم 385 الصادر في 6 / 5 / 1997 عن إدارية الرباط والذي قضى بتعويض مالي لفائدة مواطن سحبت منه رخصة السياقة من قبل رجال الدرك وذلك بدون حق ولا قانون، وهو الحكم الذي تأيد من طرف الغرفة الإدارية بالمجلس الأعلى بتاريخ 11/ 11/1999 تحت رقم 1419. وهو الحكم الذي نشرته في حينه العديد من وسائل الإعلام ومنها مجلة الشرطة
بناء على كل ذلك وعلى غيره، فإن المكتب المركزي للجمعية المغربية لحقوق الإنسان يسجل ويطالب :
أولا : يسجل :
1 ) أن ما قامت وتقوم به الشرطة والدرك من حجز لرخص السياقة في غير الأحوال التي ينص عليها القانون، وفي غياب أتباع المسطرة القانونية وأخذ مبلغ 400 درهم كغرامة للمطالبة بالرغم من عدم رضاء المخالف، وبالرغم من كون المبلغ المذكور يتجاوز ما هو منصوص عليه في القانون، يعتبر عملا مخالفا للقانون، ومنتجا لأضرار مادية ومعنوية للمسحوب منه الرخصة، ويستوجب ترتيب المسؤوليات الجنائية والتأديبية والمدنية في مواجهة حاجز الرخصة وشركائه.
2 ) يعتبر رؤساء الشرطة والدرك و النيابة العامة الذين أمروا بحجز رخص السياقة في غير الأحوال التي يسمح بها القانون، شركاء للفاعلين ويتحملون نفس المسؤوليات التي يتحملها هؤلاء الآخرون.
3 ) تعتبر الدولة المغربية مسؤولة مدنيا عن تصرفات الشرطة والدرك المشار إليها وملزمة بتعويض المسحوب منهم الرخصة عن الأضرار المادية والمعنوية التي لحقتهم من الحجز.
ثانيا : يطالب السيد وزير العدل بالعمل :
أ – على وضع حد للخروقات المشار إليها.
ب – على الأمر بفتح تحقيق في مواجهة الفاعلين وشركائهم وترتيب ما يفرضه القانون في هذا الخصوص.

Ecrit par : TAHIRI Hakam ben Brahim | 17.02.2007

- Journal «L’opinion-Culture» n° 14.441, du 3-12-2004 pages 6-7.

«Lectures»
« LE TEMPS DES ANCIENS »

« Le livre est intitulé à la mémoire des anciens de la Résistance et de l’Armée de Libération Nationale. Son auteur Tahiri Brahim, comme son héros Kaddi Mellal, sont des officiers retraités des FAR. Le premier se distingue par la neutralité de son écrit en français, le second l’est objectivement par le produit de son passé historique. Il s’agit d’un homme qui avait été chef de coups durs, dans l’Armée de Libération marocaine, au Nord comme au Sud, de 1955 à 1959.
« Encore enfant de quatre ans, était témoin d’un drame de sang, son père fut tué d’un coup de feu tiré par le fratricide. Le meurtrier refusa les mioches de la veuve qu’il épousa par la force d’obtempérer. Orphelin, livré à lui seul, il devrait lutter pour sa bouchée, dans les affres de la vie, jusqu’à l’âge de l’aventure. Il travailla en Algérie, puis en France et enfin en Algérie d’où il fut refoulé à cause de ses agissements politiques. Par la suite au Maroc, les autorités coloniales le jetèrent en prison, pour son idéal (page-18). À Casablanca, il envisagea la constitution des cellules clandestines destinées à la résistance urbaine, contre l’occupant. Il était en contact étroit avec le réseau central de la Résistance nationale, notamment Mohamed Zerktouni, Abdallah Sanhaji et bien d’autres (page-26). Quand il fut démasqué et activement recherché par la police française (page-37), il regagna la zone espagnole, au Nord du territoire marocain, et ce, par le truchement de la Résistance. Le franchissement de la ligne avait été une épreuve hors du commun pour les six résistants concernés, parmi lesquels Houcine Berrada et Mohamed Laâtabi (page-43). Après un séjour à Tétouan en tant que résident politique, le Comité restreint qui se forma de résistants, le désigna responsable du réseau clandestin à Nador, le 5-1-1955. Il s’était organisé dans sa zone d’action et tissait des contacts en vue d’un soulèvement pour la lutte armée. Quand Abdallah Sanhaji et Abbas Lemsaâdi arrivèrent sur les lieux, respectivement le 8 juin et le 10 juillet 1955, les trois principaux acteurs avec un noyau d’hommes de terrain, créèrent l’Armée de Libération Nationale (ALN). Le premier pas entamé et la première cartouche tirée, furent le 2 octobre 1955. L’organisation générale de l’ALN (page-54) fait état sur le personnel, l’armement, le matériel, les secteurs de combat. La précision porte aussi sur l’ennemi : les unités engagées de l’armée française et leurs implantations opérationnelles (page-63). Ces dernières avaient concentré ses forces à Mezguitem (nord de Taza) qui était justement le secteur de choix où opérait le héros (caïd Mellal) avec ses six centurions de redoutables commandos, au point l’ennemi croyait que ce chef fut un général asiatique recruté pa

Ecrit par : TAHIRI Hakam ben Brahim | 17.02.2007

- Journal «L’opinion-Culture» n° 14.441, du 3-12-2004 pages 6-7.

«Lectures»
« LE TEMPS DES ANCIENS »

« Le livre est intitulé à la mémoire des anciens de la Résistance et de l’Armée de Libération Nationale. Son auteur Tahiri Brahim, comme son héros Kaddi Mellal, sont des officiers retraités des FAR. Le premier se distingue par la neutralité de son écrit en français, le second l’est objectivement par le produit de son passé historique. Il s’agit d’un homme qui avait été chef de coups durs, dans l’Armée de Libération marocaine, au Nord comme au Sud, de 1955 à 1959.
« Encore enfant de quatre ans, était témoin d’un drame de sang, son père fut tué d’un coup de feu tiré par le fratricide. Le meurtrier refusa les mioches de la veuve qu’il épousa par la force d’obtempérer. Orphelin, livré à lui seul, il devrait lutter pour sa bouchée, dans les affres de la vie, jusqu’à l’âge de l’aventure. Il travailla en Algérie, puis en France et enfin en Algérie d’où il fut refoulé à cause de ses agissements politiques. Par la suite au Maroc, les autorités coloniales le jetèrent en prison, pour son idéal (page-18). À Casablanca, il envisagea la constitution des cellules clandestines destinées à la résistance urbaine, contre l’occupant. Il était en contact étroit avec le réseau central de la Résistance nationale, notamment Mohamed Zerktouni, Abdallah Sanhaji et bien d’autres (page-26). Quand il fut démasqué et activement recherché par la police française (page-37), il regagna la zone espagnole, au Nord du territoire marocain, et ce, par le truchement de la Résistance. Le franchissement de la ligne avait été une épreuve hors du commun pour les six résistants concernés, parmi lesquels Houcine Berrada et Mohamed Laâtabi (page-43). Après un séjour à Tétouan en tant que résident politique, le Comité restreint qui se forma de résistants, le désigna responsable du réseau clandestin à Nador, le 5-1-1955. Il s’était organisé dans sa zone d’action et tissait des contacts en vue d’un soulèvement pour la lutte armée. Quand Abdallah Sanhaji et Abbas Lemsaâdi arrivèrent sur les lieux, respectivement le 8 juin et le 10 juillet 1955, les trois principaux acteurs avec un noyau d’hommes de terrain, créèrent l’Armée de Libération Nationale (ALN). Le premier pas entamé et la première cartouche tirée, furent le 2 octobre 1955. L’organisation générale de l’ALN (page-54) fait état sur le personnel, l’armement, le matériel, les secteurs de combat. La précision porte aussi sur l’ennemi : les unités engagées de l’armée française et leurs implantations opérationnelles (page-63). Ces dernières avaient concentré ses forces à Mezguitem (nord de Taza) qui était justement le secteur de choix où opérait le héros (caïd Mellal) avec ses six centurions de redoutables commandos, au point l’ennemi croyait que ce chef fut un général asiatique recruté par l’ALN. Il ressort que ce secteur de l’ALN était convenablement organisé : l’encadrement du personnel, l’armement organique, le matériel divers, les bêtes de somme, l’organisation du terrain (abris). Quant aux opérations dirigées contre l’ennemi (croquis-2, page-85), comportent la date, le lieu, le chef, les dégâts, les gains et les pertes (pages 84-93). Ainsi importe-t-il d’autres détails sur les armes, les munitions et le matériel reçus par le secteur et le problème de discipline, par exemple la rébellion contre le chef (page-97).
« Le héros, après laquelle rébellion dont il était sujet, prit en charge le secteur de Berkine (Sud de Guercif) où il trouva un groupe passif qu’il secoua et organisa en plusieurs commandos de chocs. Il affronta un accrochage contre un goum commandé par un officier français, à Eggous (page-104).
« Il était lors de la présentation à Sa Majesté le Roi Mohammed-V, à la délégation des membres responsables de l’ALN et de la Résistance (photo, page-116).
« Il s’occupa pendant la phase du cessez-le-feu, le regroupement des détachements commandos sur la zone Nord, le cheminement des déserteurs algériens de l’armée française. Dès son retour de Casablanca d’où il acheta les tenues et les couvertures pour l’AL, il apprit à Fès l’enlèvement du chef Abbas Lemsaâdi, c’était le 27 juin 1956. Le jour suivant, il était avec le chef Abdallah Sanhaji réunis à Taza avec le gouverneur M’hamed Khyari, les deux mécontents de l’AL avaient l’intention de contrecarrer les forces obscures, par de représailles de réduction (page-120). Finalement, SAR le Prince Moulay El Hassan débarqua de son avion à Taza, en tenue de général, accompagné du ministre de l’intérieur Driss M’hamedi. À la préfecture, le Prince signifia l’objet de sa visite liée à l’affaire d’Abbas et recommanda que caïd Mellal l’accompagnerait. Il nomma ce dernier, après le débarquement à Fès, au grade de lieutenant, lui fit revêtir la tenue de combat et lui désigna la compagnie des FAR à commander (page-121). À l’issue des recherches entreprises, on trouva le corps d’Abbas dans un champ labouré à Aïn-Aïcha (près de Taounate).
« À Rabat, le lieutenant Mellal était détaché auprès de SAR le Prince qui le présenta à S.M. le Roi Mohammed-V (photos, pages 123-124). Un jour, alors que le Prince était entouré de quelques accompagnateurs en privé, il leur raconta une anecdote (un roi qui tua son esclave) qui inspire certes de réflexions (page-220). Quand était terminée l’affaire de l’intégration générale de l’ALN, le lieutenant Mellal rejoignit son unité d’affectation et était censé s’adapter au strict régime militaire, en oubliant la djellaba, le djebel, le rebelle.
« Le 1er novembre 1957, il fut envoyé par le Prince Héritier Moulay El Hassan qui était alors Chef d’État-Major Général des FAR, pour combattre à nouveau au sein de l’Armée de Libération du Sud Marocain (ALSM) déficitaire d’officiers. Cette ALSM était organisée de secteurs de combat, de bureaux et de services (page-131). Le poste de commandement implanté à Guelmime, assigna à l’officier désigné, le commandement du 11ème secteur à Aït Baâmrane (Sidi Ifni, Oughrane, Assendi, Larbaâ Misti, Sidi Ouarzeg, Boujrif). Il prit en main la section qui était en manœuvre et en trois mois plus tard, il se retrouva à la tête de cinq détachements commandos. Il s’était avéré un terrible chef de guérilla que l’armée espagnole fuyait où il opérait. Il trouva même un procédé d’utiliser contre l’ennemi, les bombes intactes larguées par ses avions. Il ressort d’après sa correspondance vis-à-vis le commandement, on note les attaques exécutées par le 11ème secteur, ainsi que tous les événements constatés (pages-134-169). Suite à cela, on comprend la vie quotidienne de ce secteur, et en plus, les récits de circonstances à l’appui.
« À l’issue de sa mission au Sahara, le héros réintégra les rangs des FAR, effectua un long stage d’application en France, avant de poursuivre les activités de son unité militaire. Lors du conflit frontalier algéro-marocain de 1963, il fut envoyé en mission à Figuig par le commandement. Il était capitaine et commandait l’auto défense pendant l’attaque de la ville, par l’armée algérienne (croquis-5, page-210). Celle-ci avait subi sur le terrain un échec cuisant, mais curieusement, elle occupait jusqu’à présent, par de postes de guets, le contour de Figuig aux sommets des montagnes.
« Le livre contient en outre, les récits des anciens résistants et des anciens membres de l’Armée de Libération, à savoir :

• Le résistant Mohamed Abdelhaq Saâ, chef du commando de Figuig qui dérailla le train de Colomb Béchar (Algérie), au pont entre Benzireg et Sidi Bou-Aïèch (croquis-1, page-30).
• Le résistant cheïkh Tahir ben Ahmed qui s’était rendu à la base de Bou Sekkour (Mezguitem), pour rencontrer le caïd Mellal (page-95).
• Le combattant Akdim Baâmrani qui déserta l’armée espagnole et rejoignit l’ALSM (page-170).
• Le chef du commando Mourchid Souillem qui était au 11ème secteur avec le caïd Mellal (page-173).
• Le chef du 9ème secteur Salah Benassou qui avait affronté avec succès les forces espagnoles (croquis-4, page-177). Il est actuellement colonel retraité.
• Le 18ème secteur de Figuig, concernant l’encadrement, l’organisation, les opérations contre l’armée française, dans le cadre de l’ALSM (page-184).
• Le résistant Mohamed Bourass, ancien membre de la Résistance central de Casablanca. Il était responsable politique de l’ALSM au pôle oriental, avant de passer dix-huit ans d’exil (chapitre-12, page-196).
• Les propos du centenaire sidi Ahmed Boutkhil, témoin du bombardement de la ville de Figuig, par l’armée française, en 1903 (page-212).
• Le héros Kaddi Mellal, récit sommaire en supplément (page-216).
• Les huit anciens combattants du secteur de Mezguitem et d’Aknoul, chacun à son récit particulier (pages-247-272).
• La visite effectuée aux anciennes bases du secteur de Mezguitem de l’AL (page-237).
« Le livre comporte aux annexes, ce qui suit :
• Les notes sur des armes à feu et postes radios utilisés par l’AL (page-228).
• L’exposé sur les principes de la guérilla, donné à titre d’information (page-230).
• Les divers documents, situations, photos, listes complètes de moujahids des secteurs opérationnels.
« Aussi, cet ouvrage a été réalisé selon la vérité irrécusable du héros et la conviction vouée aux témoignages des anciens acteurs. Il est d’expression française, écrit d’un style simple et renferme de grandes idées historiques. Il remémore certes aux lecteurs marocains, le prix de sacrifices de leurs anciens, pour l’indépendance de la Patrie et son honneur.

Ecrit par : TAHIRI Hakam ben Brahim | 17.02.2007

-Journal «L’opinion-Culture» n° 14.665, du 29-7-2005, pages 1 et 6.

« Brahim Tahiri, auteur de
« Le temps des anciens »

« Une histoire militaire marocaine »

Entretien : Khalil Raïs
Responsable de la rubrique "Culture".

« Cet ouvrage, riche en informations, en révélations et en documents, apporte la lumière sur une période de l’Histoire du Maroc, à travers des combattants et des militants, comme Kaddi Mellal. Écrit par un cadre militaire à la retraite, Mr Tahiri. »

« Brahim Tahiri est capitaine à la retraite. Sa carrière au sein de Forces Armées Royales a duré quarante ans, notamment à la première Brigade d’Infanterie Parachutiste. Aujourd’hui, il veut se consacrer à l’écriture, avec en priorité l’histoire du Maroc comme sujet de ses études.
« Quand j’ai décidé d’écrire les Mémoires de Kaddi Mellal, je me suis retrouvé engagé comme dans un marécage boueux profond et mystérieux. Cet homme légendaire est au soir de sa vie, à quatre-vingt huit ans, pourtant, il assure se souvenir comme si c’était hier des faits de la Résistance et de l’Armée de Libération nationale (…)
« Notre souci primaire, explique l’auteur, était d’écrire sur les anciens moujahids, qui risquent de nous quitter avec leurs secrets (…)
« Notre autre souci était de faire passer les idées avec un style simple. Ainsi, ce livre se présente tel qu’il a été conçu, s’intéressant plus à la substance, aux idées qu’aux imperfections expressives de l’écrit. »

Q. – « Vous citez la phrase prononcée par SAR le Prince Moulay El Hassan aux accompagnateurs, en 1956 ?
R. – « C’est la parole citée dans « Le temps des anciens », page 220, que je résume ainsi : un brave esclave a réussi à traverser un fleuve dangereux avec son roi sur son dos, mais celui-ci le réduit au silence pour qu’il ne se vante plus de son exploit.
« Le Prince Moulay El Hassan ne parlait pas dans le vide, mais par réflexion et sagesse. L’individu n’est pas censé faire du zèle en se croyant le pivot de l’indépendance du Maroc. Or, celle-ci est sanctionnée par la révolution du Roi et du Peuple, le sacrifice collectif de tous les Marocains. Cet engagement dynamique de l’ensemble était conjugué par la diplomatie, la politique, la résistance, la guérilla.
« La diplomatie était le pôle de S.M. le Roi Mohammed-V, qui avait affronté la France et risqué son trône. Il était le Père sacré de la nation et père de S.M. le Roi Hassan II le bâtisseur, que Dieu les ait en Sa Sainte Miséricorde.
« La politique était la branche des partis politiques. En premier lieu, le Parti de l’Istiqlal du Zaïm Allal El Fassi, déporté et exilé, avait tordu les fils contre la France, aussi bien que le Parti Démocratique et de l’Indépendance du dirigeant Hassan El Ouazzani qui était un combattant authentique.
« La résistance était le noyau de la lutte armée, centralisée à Casablanca. Elle avait tissé son réseau clandestin dans les villes et mené des actions particulières contre la puissance coloniale française. Les martyrs morts pour la Patrie, sont Allal ben Abdallah, Mohamed Zerktouni et bien d’autres.
« L’armée de libération avait le front de guérilla qui a opéré à la bordure du Rif les forces potentielles françaises. Elle était dirigée par un haut comité de commandement et constituée par de redoutables commandos dans des secteurs opérationnels pratiquement structurés.
« Par conséquent, l’Indépendance du Maroc fut acquise par le sacrifice des martyrs, des torturés, des disparus. De ce fait, les jeunes d’aujourd’hui doivent savoir l’Histoire de leurs pères et celle de grands hommes de la nation. Les adultes n’oublient pas néanmoins où ils s’assoient en autorité, sont sur des sièges « brûlants » gagnés par le devoir sacré de leurs anciens, lesquels sont des flambeaux à léguer jalousement aux générations futures marocaines.
Q. – « Le Prince Moulay El Hassan a-t-il dit autre chose aux accompagnateurs ?
R. – « Lorsqu’on a dit au Prince, au sujet d’un accord tacite qui stipulait le combat sans arrêt contre la France jusqu’à ce que les trois pays du Maghreb soient totalement indépendants, il a dit : « Que chacun balaie le devant de sa maison ».
« Le sens en était qu’il serait insensé de refuser l’indépendance acquise après de lourds sacrifices et de continuer à faire tuer les Marocains sans nécessité.
« Les signataires de cet accord ne représentent dans ce cas qu’eux-mêmes. Les Algériens ont prétendu ce fallacieux prétexte, savent que la guérilla serait longue chez eux et non au Maroc et en Tunisie. Ces deux pays étaient en situation de protectorat uniquement. Par contre, l’Algérie était territoire d’outre-mer de la France, qui avait ses intérêts substantiels dans ce pays (pétrole, gaz, minerai) qu’elle ne lâcherait pas facilement.
« L’Histoire a dit vrai, la Tunisie et le Maroc sont devenus indépendants à l’issue d’une courte durée de lutte, militairement et politiquement. L’Algérie, quant à elle, a acquis son indépendance après de longues années de guérilla.
« Aujourd’hui, les Algériens gardent la rancune envers le Maroc à cause de cet accord insignifiant et s’estiment avoir été abandonnés à leur triste sort. Le Maroc avait consenti tous les sacrifices possibles pour ce pays voisin. L’Algérie, au lieu de se soucier de son bien-être, est entrain de parcourir des obstacles sur la ligne imaginaire d’une situation absurde de rebelles isolés et sans objet (polisario).
Q. - « Pourquoi un commando marocain avait-il procédé au déraillement du train de Colomb Béchar, en Algérie ?
R. - « En 1953, dans le cadre de la Résistance national, l’objectif était le pont ferroviaire situé entre Benzireg et Sidi Bou-Aïèch, notamment sur la ligne qui relie Colomb Béchar et Béni Ounif. La mission était exécutée par le commando de Figuig et sanctionnée par la perte d’une centaine de victimes coloniales et des dégâts matériels importants.
« D’après l’Histoire, en 1150, l’empire de la dynastie Almohade était un vaste territoire marocain de 1.900.000 kilomètres carrés, s’étendent jusqu’à la Libye à l’Est, le Mali et le Sénégal au Sud. En 1880, l’Algérie ne disposait que d’une parcelle de terrain de 200.000 kilomètres carrés. En 1902, le protectorat français s’empara par la force de l’Oriental marocain, précisément Hassi Messaoud, Béni Ounif, Colomb Béchar, Kénadsa, Tindouf, Aïn Salah et Touat. En 1951, dans le cadre stratégique et scientifique, la France avait projeté d’annexer en Algérie la ville de Figuig, à la suite de la découverte d’un gisement d’uranium prospecté à Oued El Arjat, sur un endroit appelé Tamarrakt, au Nord-Est de Figuig. On savait que l’uranium est un minerai radioactif avec lequel on fabrique la bombe atomique. Cette affaire de prospection a été relatée par le journal « Alger Républicain » en 1950.
Q. - « Lors du conflit frontalier algéro–marocain en 1963, comment se sont passés les événements à Figuig ?
R. - « Juste après l’accord de cessez-le-feu qui venait d’être signé à Bamako par S.M. le Roi Hassan II et le chef d’État algérien Ahmed Ben Bella, l’armée algérienne a violé le traité établi et agressé la ville de Figuig à partir de la nuit du 31 octobre au 3 novembre 1963.
« À minuit de ce jour-là, trois bataillons d’infanterie (3.000 hommes) font mouvement dans l’intention d’attaquer Figuig par surprise à l’aube. Le premier bataillon, sort de Béni Ounif, structuré en trois sous groupements : le n° 1 prend position avec les blindés et la troupe au pied de Taghit (entre Jbel Taghla et Jbel Zénaga), le n° 2 se met en batterie avec des canons 106 SR et des mortiers au sommet de Zénaga, à l’emplacement historique d’où les forces coloniales françaises avaient jadis bombardé Figuig en 1903, le n° 3 s’empare de Tniet El Moujahidine et à l’Est du Jbel Melias, pour contourner l’Ouest de Zénaga du côté Takroumet.
« En outre, deux autres bataillons débarquent du train à la station Oued Hassi, font mouvement en vue de prendre la ville en tenaille. À cet effet, le deuxième bataillon du plan tactique s’empare de Taghla en totalité et tente d’investir le plateau de Baghdad. Le troisième, quant à lui, prend son dispositif à Jbel Tamazoughte, puis déborde au Nord-Est de la ville jusqu’au marabout Sidi Abdelkader Ben Mohamed.
« Dès l’aube du 1er novembre, jour sacré de vendredi pourtant, la troupe algérienne ouvre le feu sur la ville où vit une population de 12.000 civils. Cette troupe était néanmoins insuffisamment entraînée et encadrée par des officiers égyptiens handicapés sur le terrain et incompris des Algériens qui ne parlent que le dialecte mi-français, mi-arabe !
« Au deuxième jour de l’attaque, c’est l’écrasement de l’armée algérienne par la contre-attaque efficace des Forces Armées Royales, essentiellement par l’artillerie et les batteries de mortiers lourds, au point que Taghla et plateau de Baghdad sont devenus l’enfer pour l’ennemi.
« Au troisième jour, soit le 3 novembre 1963, est consacré au ratissage et à la réduction systématique des îlots de résistance.
« En tout cas, ce serait long à relater, mais celui qui s’intéresse à la question, voir l’ouvrage « Le temps des anciens », pages 207 à 214 et 315 à 328.
Q. – « Quels sont les éclaircissements à fournir au sujet de Abbas Lemsaâdi ?
R. – « Feu Abbas a été enlevé et assassiné par le commando de Mohamed Karim Hajjaj. D’après « La mémoire d’un Roi », il est écrit noir sur blanc, à la page 56 : «…Un certain Hajjaj qui était soupçonné d’avoir assassiné Msaïdi,…».
« Dans la politique, il n’y a ni ami ni ennemi, la course au pouvoir se solde très souvent par une balle dans la cervelle.
« Abbas était désigné chef de front de l’armée de libération basé à Nador, par le comité de la résistance, noyauté à Tétouan, qui se prétendait être le haut commandement. Il reprochait le manque d’un dirigeant à ce comité-là, qui prenait ses décisions « à l’amiable ». Il était en contradiction, de sorte que l’armée de libération ne soit pas sous la coupole du puissant Parti de l’Istiqlal.
« Quand Abbas avait séjourné au Caire, il était en rapport avec les services spéciaux égyptiens et était reçu par le chef d’État Nasser, sans que le Zaïm Allal El Fassi qui était en exil en soit mis au courant. La sanction de cet incident, Abbas aurait failli être arrêté sur ordre de Si Allal mais il est rapatrié par l’intervention d’Abdelkrim El Khattabi. On disait que Abbas Lemsaïdi revient de l’Égypte avec l’esprit endoctriné et révolutionnaire. On lui reprochait également d’avoir amené pour l’armée de libération, des écussons portant une devise insignifiante : «Allah»–«El Watane». Pourquoi «El Malik» est-il négligé ? Abbas dit qu’il n’avait pas fait attention à cette grave erreur, le colis qu’il avait reçu du deuxième bureau de renseignements généraux égyptiens était emballé jusqu’à son arrivée au Maroc.
« D’autre part, les dates prétendues de l’enlèvement d’Abbas indiquant les 8 et 15 juin. Or, d’après le témoignage de Kaddi Mellal (le héros du livre), qui dit avoir donné à Abbas une somme de 1.600.000 francs à Fès le 16 juin 1956 (le reçu existe). Puis Abbas Lemsaïdi de son côté remet à Mellal un montant de 500.000 francs le 25 juin pour l’achat des tenues kaki et des couvertures de Casablanca (le bon d’achat existe qui porte la date du 25-6-1956). À son retour à Fès le 27 juin au soir, il apprend que Abbas était kidnappé ce jour-là.
« Mellal affirme en outre que celui-ci était intimement son ami, d’une forte personnalité, loyal à son Roi et sa patrie, très sociable et sûr de lui, même dans l’erreur de négliger sa propre sécurité. Il était préoccupé par le problème de l’intégration générale de l’armée de libération.
« Le chef Abbas était aussi d’un caractère très sévère dans des choses sérieuses. En novembre 1955, il avait ordonné au sergent Abdeslam Dahbi (chef du secteur d’Aknoul) de fusiller sur-le-champ les douze soldats goumiers capturés, pour avoir jeté exprès la culasse mobile de leurs fusils MAS-36 pour que l’arme reste sans l’utilité (le peloton d’exécution, page 88, dudit ouvrage). »

Ecrit par : TAHIRI Hakam ben Brahim | 17.02.2007

- Journal «L’opinion-Culture» n° 14.441, du 10-12-2004, page-7.

« La Résistance Marocaine à l’honneur »

« Le Temps des Anciens de Brahim Tahiri »

Par Abderrahim Ouardighi l’Historien.
« Avec le développement actuel de la Résistance dans le Monde Arabo-musulman contre Israël et des États-Unis d’Amérique de Bush qui affirme que la Résistance équivaut au Terrorisme ordinaire, le Maroc connaît ces dernières années, une profusion d’édition de livres relatant la Résistance Marocaine contre l’occupation française.
« Voici de nouveau, un capitaine retraité de l’armée marocaine, Brahim Tahiri a eu le mérite de publier une biographie d’un concitoyen ordinaire qui fut un résistant authentique, Kaddi Mellal, né à Ksar Zenaga, près de Figuig devenu responsable dans l’Armée de Libération du Nord et du Sud marocain.
« Le héros du livre, ayant pour idéal la politique, a vécu dans sa jeunesse, l’emprisonnement et la torture par les mains des colonialistes français, c’est parce qu’il côtoyait des nationalistes marocains animés par le fameux leader Mehdi Ben Barka (page 17) et répétait que son chef politique était Si Allal El Fassi. Humilié et brimé par des officiers, commandants de contrôle civils hautins, il eut pour conviction la nécessité de lever les armes en vue d’organiser la Résistance armée et la guérilla dans les campagnes…
« L’auteur de l’ouvrage, un spécialiste du langage militaire a su dévier d’une façon détaillée les méthodes et les bases de la guérilla marocaine indispensable pour chasser les colonialistes du pays « par la bouche du canon et non avec la signature par un crayon… ».
« Brahim Tahiri, l’auteur en question, suivait à la trace, l’itinéraire de Kaddi Mellal à Casablanca où il sympathisa avec de nombreux héros de la Résistance Marocaine avec lesquels, il constitua des cellules redoutables…
« Le premier coup d’action du réseau de Kaddi Mellal, fut le déraillement du train de Colomb Béchar en Algérie. Ce qui l’endurcit et lui donna du courage malgré les avis de recherche de la police française lancés contre lui. Il eut la chance, comme ses camarades fugitifs, de regagner l’ex-zone espagnole du Maroc. Là, il s’allia à l’état-major de la future armée de libération de Nador avec Abbès Lamsaâdi et Abdallah Senhadji qui lança des opérations militaires fructueuses dans l’Est du pays.
« À préciser pour les historiens, que Kaddi Mellal, témoin oculaire, affirme que les assassins du chef du Front de Nador, Abbès Lamsaâdi étaient nominativement deux pauvres types dépendant d’un des commandants de l’A.L.N., Karim Hajjaj. Le corps de la victime fut découvert dans un champ à 9 km de Taounate à Aïn-Aïcha. À sa découverte, le Prince héritier Moulay Hassan, pour éviter tout désordre et combat fratricide au sein de l’A.L.N., attribua le grade de commandant posthume au martyr Abbas. Et ce fut Mellal qui conduisait à Rabat le détachement de l’inculpé Hajjaj impliqué, pour l’intégrer dans l’armée royale fondée par le Prince.
« Kaddi Mellal lui-même intégré dans l’armée royale avec le grade de lieutenant, fut envoyé dans le sud pour renforcer l’armée de libération du Sahara, et ce, sur instruction du Prince héritier afin de combattre les occupants espagnols à Sidi Ifni et au Sahara Occidental. Tout au long de son séjour, il fit preuve de bravoure dans les différents P.C. jusqu’au 25 mai 1959, qu’il quitta les régions sahariennes et rentra chez lui pour le repos du guerrier.
« Documents, coupures et lettres accompagnent ledit ouvrage… »

Ecrit par : TAHIRI Hakam ben Brahim | 17.02.2007

Lettre du Docteur El Mostafa EL KTIRI.

Traduction de la lettre adressée par le Haut Commissaire aux anciens Résistants et Membres de l’Armée de Libération.

À Monsieur le Gouverneur
de la Province de Taza.

Objet : Autorisation de photographier des vestiges de l’AL en zone Nord.

Que le salut solennel soit sur notre Imam.

J’ai l’honneur de porter à votre bienveillance et connaissance que le résistant monsieur Kaddi Mellal, membre du Conseil National provisoire des anciens résistants et membres de l’armée de libération, est tenu de photographier quelques endroits historiques liés à sa participation dans des actions de l’armée de libération au nord du Royaume, lors de la période de lutte nationale pour l’acquisition de l’Indépendance, la souveraineté nationale et l’unité du Royaume, du Nord au Sud.
La prise des photographies sur des endroits historiques dont les noms figurants dans la lettre ci-jointe de monsieur Kaddi Mellal, c’est pour l’objet de son livre intitulé « Le Temps de la Résistance et de l’Armée de Libération ».
Compte tenu de l’importance du projet du nouveau livre par l’un des hommes de la résistance et de l’armée de libération, cela en fonction du planning du Haut Commissariat et le Conseil National provisoire des anciens résistants et membres de l’armée de libération, dans le cadre de la sauvegarde, de la commémoration nationale, de la manifestation, de la documentation, à travers l’Histoire sur la lutte nationale, la bravoure, l’héroïsme de l’armée de libération en zone du nord du Royaume.
Il me serait agréable de vous demander de bien vouloir donner vos instructions aux services concernés de votre province, pour faciliter la tâche à monsieur Kaddi Mellal, en vue de prendre selon son choix, sur des endroits historiques, des photographies à reporter dans son livre qui revêt l’importance par sa portée et qui importe à encourager son initiative.
Veillez accepter l’expression de mes salutations distinguées et de ma profonde considération.

Le Haut Commissaire aux Anciens Résistants et aux Anciens Membres de l’Armée de Libération.

Signé : El Mostafa EL KTIRI.


Ci-jointe : lettre de l’intéressé.

Ecrit par : TAHIRI Hakam ben Brahim | 17.02.2007

Témoignage d’un gouverneur de Taza

Il est reproduit ici le récit de M’hamed Khyari, ancien officier marocain de l’armée française et premier gouverneur de Taza lors de l’Indépendance du Maroc, c’est pour justifier sa bonne foi pendant l’occupation française en révélant la tyrannie des officiers coloniaux pour qui la fusillade et la torture étaient monnaie courante. Il disait :
« …Tout d’abord, les motifs, les circonstances et les raisons qui ont été à l’origine de ma nomination comme premier gouverneur à la tête de la province de Taza au début de l’Indépendance alors que je n’étais qu’un simple Khalifa et ancien officier. Pourtant à Taza même et dans la région, il existait des personnalités bien en vue ayant joué un rôle déterminant au temps du protectorat durant les événements ayant amené l’exil de Sa Majesté le Roi Feu Mohammed-V. Ces personnalités telles que les caïds, les notables, les familles comme celle de Bennani en médina de Taza, des Zemrani, des Mejati, des Ben Bouda, des Kettani, des Iraqui et bien d’autres, étaient très haut placées, influentes et écoutées par les anciennes autorités françaises de contrôle que les féodaux appelaient "Sid el Hakem" ou "Sid el Mouraquib" et que pardessus tout, ils arboraient sans se gêner et sans faits de guerre des insignes, de grands croix et du grand cordon de la Légion d’Honneur que les Français leur distribuaient à titre de récompenses pour leur collaboration et fidèle attachement.
Pour devenir gouverneur de Taza, considérée à l’époque, chez les Français comme chez les Marocains, la région la plus dangereuse, la plus difficile et la plus compliquée de toutes les régions du Maroc sur tous les plans : militaire, politique et diplomatique, sa position géographique et son aspect caractéristique et où se jouaient toutes sortes d’influences : française, espagnole, américaine qui avaient des intérêts au sommet de Tazika et du djebel Chikker, en plus des luttes et des désaccords entre les partis politiques. Le fait d’être resté à l’écart de tout ce grand mouvement déclenché par le pacha Glaoui, les caïds, les pachas, les notables, les oulémas comme Kettani, et même des "chorfas" avaient participé depuis Marrakech jusqu’à Oujda, suffit largement pour éclairer certains opinions. Je menais mon jeu, en silence, sans trompette ni clairon. Cela était dû aussi aux visites que me faisait Abess, chef de l’armée de libération. Il venait chez moi en pleine nuit, déguisé en simple ouvrier et passait des journées et des nuits entières, se cacher chez moi en pleine médina dans l’attente de trouver une occasion pour le conduire soit à Fès, Meknès ou Rabat, soit sur la route d’Oujda par Guercif malgré tous les barrages étalés par l’armée française de Fès jusqu’à Oujda, J’arrivais à passer facilement grâce à mon identité d’ancien officier avec Abess déguisé en notable.
À Rabat, je descendais avec Abess à l’hôtel de la Paix, rue du 18 juin 1940 d’où je l’emmenais chez Mehdi Ben Barka et Fquih el Ghazi qui habitaient Diour Jamaâ à Rabat. Un témoin, haj Ben Ameur Lakhdar, lui aussi se chargeait de le conduire de chez moi à Taza jusqu’à Berkane d’où il gagnait Nador.
Une autre preuve qui avait évité une catastrophe à la ville de Taza en 1953 lors du soulèvement de la médina où de nombreuses victimes françaises et marocaines furent tuées, soulèvement où les autorités françaises s’apprêtaient à bombarder la médina avec un groupe d’artillerie stationné à Taza-bas et un escadron de chars que le chef du territoire de Taza avait fait venir de Guercif où ils étaient en manœuvre, en plus d’un bataillon qui montait de Taza-bas pour assiéger la médina et l’étouffer. Les autorités françaises voulaient pour venger leurs morts, supprimer l’eau, l’électricité et les vivres. Des émeutes éclatèrent en médina, sur la Place d’Ahérache où de nombreuses voitures étaient incendiées par les manifestants. C’était un jour de souk. Je m’étais porté au secours de la médina. J’ai rencontré une Jeep que conduisait un ancien mécanicien connu du nom de Moumouh. Il venait de Taza-bas avec ses graisseurs armés de haches, de marteaux et de barres à mine en criant « el Jihad ! el Jihad ! », pour porter secours à leurs parents en médina. Ce fut à bord de cette Jeep que j’ai pris place pour me rendre d’abord devant le bureau de cercle où j’ai pu faire stopper l’escadron de chars qui venait d’arriver. Avec mon identité d’ancien officier, j’ai pu m’expliquer avec le chef d’escadron de chars et le prier de patienter et d’attendre mon retour du bureau du territoire.
Pendant que je discutais avec l’officier qui me répondait de sa tourelle, un grand responsable marocain qui se tenait à l’entrée du bureau du cercle, entouré de ses chioukhs et des notables de sa tribu, criait de toutes ses forces au commandant d’escadron en disant : « Darbou laklab, darbou laklab. »
Que s’était-il passer ? Une grande foule qui venait de quitter précipitamment le souk qui se trouvait à une centaine de mètres en face du bureau du cercle à l’entrée d’une porte de la médina dite Bab Tété et où se trouve également le domicile du commissaire du gouvernement, cette foule est venue se masser le long de la route qui passe devant le bureau du cercle. En quittant l’officier des chars pour aller au bureau de territoire, j’ai dit à ce grand responsable que c’était une honte de dire à cet officier de tirer sur des gens innocents et criai en même temps à la foule qui se tenait toujours debout le long de la route de se disperser.
Arrivé en devant le bureau du territoire, je me suis trouvé en présence du colonel chef du territoire qui se tenait debout derrière un pilier avec une mitraillette à la main. Devant son attitude agressive et son teint blême, je lui demandai ce qui se passait. Il me répondit : « C’est à vous de le demander, vos compatriotes sont en train de nous tirer dessus. »
Effectivement, des rafales de mitraillettes et des coups de feu isolés partaient du côté opposé, en face du bureau, à l'endroit où se trouve la maison du commissaire du gouvernement, un capitaine nommé Cortezy, corse d’origine et raciste de dernière catégorie.
Devant les flammes d’incendie qui couvraient la médina et les bruits des manifestants, la foule qui avait quitté le souk, en désordre, devait passer de chaque côté de la maison du commissaire que des groupes d’émeutiers munis de bidons d’essence, se mettaient à incendier. Pour se défendre, le commissaire aidé de son cuisinier, s’est mis à tirer sur tous ceux qui passaient devant ses fenêtres. Armés l’un de mitraillette et l’autre de fusil, ils réussirent à abattre de nombreuses victimes. Ce n’était que par la suite que nous nous en étions aperçus. Le chef du territoire croyait que c’était des marocains qui tiraient sur des Français. Devant son attitude, je lui dis en ces termes : « mon colonel, en tant que chef du territoire, votre place est dans votre bureau et non derrière un pilier avec une mitraillette à la main. » Je ne l’ai quitté qu’après avoir obtenu de lui la promesse de faire arrêter les chars et le bataillon qui montait vers la médina pour l’encercler.
Heureusement à Fès où venait d’arriver un nouveau chef de région, un général venu directement de Paris et avec lui j’avais fait la guerre en France et en Allemagne, a pris des mesures énergiques en relevant dans les 24 heures, le chef du territoire et le commissaire du gouvernement de leurs postes. Ce nouveau général avait été mis à la tête de la région de Fès à la suite du soulèvement de la tribu d’Immouzer des Marmoucha où furent de nombreux officiers tués ainsi qu'un commandant, l’époux de la fille du général Lapara qui commandait la région de Fès et qui venait d’être relevé lui aussi de son commandement. Au cours d’une visite à Taza, le nouveau chef de région qui avait fait la guerre avec moi comme capitaine, me prit à part et me dit : « ça sent mauvais chez vous » et me demande de lui dire franchement ce qui se passe au Maroc. En toute franchise, je lui dis que les représentants de la France au Maroc, trompés par des colons et des caïds qui n’étaient autres que d’anciens chaouchs ou khémès, étaient en train de commettre des erreurs profondes en racontant des mensonges et en s’attaquant à des institutions, à tout ce qui était de plus sacré et de plus cher au cœur des Marocains. Sa réponse a été : « J’arrive, mais je vous promets que je ne resterai pas longtemps. » Effectivement, au bout d’un mois, il a été rappelé à Paris.
Un autre témoignage, des habitants d’Aknoul et d’Ajdir, près de Boured au sujet des prisonniers que le chef du cercle d’Aknoul faisait remettre en pleine nuit par son chaouch, des prisonniers aux légionnaires pour les faire fusilier. Qui avait découvert les cadavres dans un champ que cultivait un fellah, à proximité de la maison de garde forestier, à un kilomètre environ du centre d’Aknoul. Qui a chassé le chef du cercle (le capitaine Sabatier et son chaouch) du bureau d’Aknoul en présence du chef du territoire de Taza, le colonel Hubert commandant le front opérationnel de la région du nord, qui tenait le front depuis Tahar Souk, Boured, Ajdir, Aknoul, Mezguiten et Guercif, avec tout l’état-major qui avait assisté à la sortie des cadavres de prisonniers que les habitants d’Aknoul retiraient des tranchées où les légionnaires qui les avaient fusillés, les entassaient les uns sur les autres.
À Ajdir aussi où des habitants du douar pour leur demander qui leur a évité d’être tous fusillés par le bataillon français qui les avait conduit tous jusqu’au front de l’oued Ajdir où ils furent libérés sur mon intervention. J’ai rencontré ses gens conduits comme des prisonniers par un officier qui commandait une compagnie de légionnaires. Cette compagnie effectuait une marche de long de la route en face du douar d’Ajdir lorsque quelqu’un leur a tiré dessus. Pour ce motif, tous les habitants du douar furent rassemblés (hommes, femmes, enfants, bétails) et conduit pour être fusillés au bivouac.
Après avoir décliné mon identité à l’officier qui commandait cette compagnie, j’ai dit à la foule de s’asseoir et de ne pas bouger et prié l’officier de s’arrêter. Après de courtes explications, il me dit qu’il allait les conduire au bivouac où se trouve son chef de bataillon. Je suis allé voir son commandant qui me reçut dans son abri sous terrain, il ordonna au commandant de compagnie de les libérer tous. Il m’a même remis un troupeau de vaches, ânes, mulets, juments et moutons que les légionnaires avaient confisqué aux habitants de ce douar quelques jours auparavant.
Une dernière preuve. Qui facilitait le transit d’armes et des déserteurs marocains et algériens qui se sauvaient de Fès, de Meknès et de toutes les garnisons françaises au Maroc pour se diriger vers le nord ou vers l’Algérie. Des chefs de détachements de l’armée de libération, comme Mellal, Moulay Ali et Ghabouchi, pour ne citer que ceux-là, peuvent témoigner. Mellal, lui-même s’était fait arrêter à Boured par l’armée française avec des camions chargés d’armes et de munitions et un certain nombre d’hommes armés, qui l’avait fait libérer. À Ghabouchi et à Moulay Ali ce qu’ils faisaient des armes et des munitions que je leur faisais remettre par des moukhaznis temporaires que les autorités françaises avaient recruté et armé en hâte, sans même les entraîner au maniement d’armes pour faciliter la tache aux soldats français qui étaient dispersés et éloignés tout le temps de leurs corps. Ces moukhaznis temporaires étaient repartis par groupes pour surveiller les ouvrages d’art (ponts, tunnels, carrefours, points dangereux, fermes des colons français et maisons des anciens caïds). C’était grâce à Sa Majesté le Roi Mohammed-V qui m’avait nommé à ce poste de khalifa en 1945-46 malgré l’opposition des autorités françaises de contrôle qui voulaient à tout prix mettre quelqu’un de leurs protégés, plus docile, qu’un ancien officier. Ce n’était que plus tard que je l’avais compris par la bouche de capitaine Kettani qui était au cabinet du Résident Général. J’espérais aller n’importe où à cause de mes fractures de guerre (deux jambes) qui ne me permettaient guère de suivre une unité active.
Je m’étais fait présenter à Sa Majesté le Roi Mohammed-V par son frère son Altesse Impérial le Prince Moulay Hassan, son ancien khalifa à Tiznit. Au cours de ma présentation, il me déclara qu’il me mettait exprès à Taza comme khalifa du pacha pour contrecarrer la candidature des protégés des anciennes autorités françaises après m’avoir conseillé d’être intégré et de rester constamment en contact avec Son frère le Prince Moulay Hassan que je rencontrais bien souvent, tantôt à Fès, tantôt à Rabat, lors des fêtes de l’Aïd Séghir et l’Aïd Kébir où je présentais la ville de Taza pour les cérémonies de la Hedya. Les caïds et les pachas ne venaient que dans la fête du Mouloud.
En plus de tout cela, le fait d’avoir toujours été respecté par les éléments de l’armée de libération et par toutes les équipes de terroristes (mounadama) qui ne cessaient de sillonner le pays et de transiter par la ville de Taza, point de passage obligé entre le Maroc oriental (d’Oujda et la zone nord) et le Maroc occidental (de Fès jusqu’à Agadir) et ceci bien avant l’Indépendance. Pendant que les récoltes et le matériel agricole des grands féodaux brûlaient à longueur de journée et de nuit, mon matériel et mes récoltes restaient intacts, pendant que des traîtres tombaient sous les balles des terroristes, je suis sorti indemne avec mes mains propres de toutes les grandes vagues que faisaient déchaîner les généraux Juin et Guillaume.
D’accord avec Si Abess, chef de l’armée de libération, je faisais contacter ces moukhaznis temporaires pour remettre leurs armes et leurs munitions, sans résistance, aux éléments de l’armée de libération et d’aller se cacher chez eux pendant quinze ou vingt jours. Pendant leur absence, on faisait courir le bruit que tel ou tel poste avait été enlevé par des éléments de l’armée de libération.
D’un autre côté, je faisais dire aux femmes de ces moukhaznis de venir se plaindre aux autorités françaises de contrôle qui leur faisaient remettre des sommes d’argent et des produits alimentaires en attendant d’avoir des nouvelles de leurs maris. Au bout de 15 ou 20 jours, ces moukhaznis revenaient mal habillés et mal rasés pour se présenter à leurs anciens chefs en leur racontant qu’ils avaient été libérés par l’armée de libération. »

Ecrit par : TAHIRI Hakam ben Brahim | 17.02.2007

-Journal «L’opinion-Actualités» n° 14.908, du Mer 19-4-2006, page 2.

« Kadi Mellal un grand résistant n’est plus »


« Au Nom d’Allah, le Tout Puissant,
le Miséricordieux. »
« Louanges soient sur le Prophète Sidna
Mohammad et Ses compagnons. »

« C’est avec consternation que nous avons appris le décès de Kaddi Mellal ben Lahbib, à l’âge de quatre-vingt onze ans. Ce grand résistant a rendu l’âme à Allah le samedi 8 avril 2006/9 Rabiî-I 1427, pendant la prière d’Al-Âsr, vers 16 heures. Il fut enterré au cimetière d’Achouhada de Rabat après la prière d’Al-Âsr du dimanche 9 avril 2006/le 10 Rabiî-I 1427, caractérisant le 12 Rabiî-I 1427, le jour d’Aïd Al-Maoulid Annabaoui qui commémore un événement capital dans l’Histoire de la religion musulmane.
« Très touchées par les marques de sympathie et de soutien qui leur ont été témoignées, suite à cette douloureuse circonstance, nous présentons nos condoléances à la famille du défunt, aux membres de la famille des Forces Armées Royales, au Haut Commissariat et le Conseil National provisoire des anciens Résistants et des anciens Membres de l’Armée de Libération, tout en implorant le Tout-Puissant d’accorder à ses proches la pleine patience et d’accueillir l’âme du regretté défunt en Sa Sainte Miséricorde.

« Nous sommes à Allah et à Lui nous retournons. »

________________________________
________________________________

- Journal «Actualités Nationales», n° 15.054, du 10-10-2006, page 3.

« Décès du capitaine Haj Brahim Tahiri »

« Au nom de Dieu le plus Clément
et le plus Miséricordieux »

« Louanges soient sur le Prophète
Mohammed et Ses compagnons »

« Et personne ne sera lié de chaînes comme les siennes ! Et toi l’âme qui est réconforté, retourne auprès de ton Seigneur tout à fait satisfait ! Et reste parmi Mes serviteurs, et entre dans Mon Paradis ! ».
« La famille des Forces Armées Royales, notamment à la Première Brigade d’Infanterie Parachutiste, a perdu l’un de ses hommes, le capitaine à la retraite, le défunt Tahiri Brahim, a rendu l’âme à Dieu, le samedi 15 chaâbane 1427, correspondant le 9 septembre 2006, à l’âge de soixante six ans.
« Le défunt fut enterré le même jour, au cimetière de Sidi Ben Achir de Salé, après la prière d’Al-Asr, à la mosquée Al-Qods à l’avenue Allal El Fassi, dont le défunt a été conduit à sa dernière demeure par un cortège qui a sillonné les artères de la ville, en présence de personnalités civiles et militaires.
« Nos sincères condoléances à ses amis et aux membres de sa famille, qui se sont associés à leur deuil, et très touchés par les nombreuses marques de sympathie, suite au décès de leur cher père et grand-père, oncle, ami et frère. « Louange à Allah qui a écarté de nous la tristesse. Oui, Notre Seigneur pardonne et Il est reconnaissant ».
« La vie du regretté fut marquée par de nombreux sacrifices et de loyaux services. Il fut décoré à Meknès par Sa Majesté le Roi Feu Hassan II, que Dieu l’ait en Sa Sainte Miséricorde, de médaille (Wissam Er-Réda), à l’occasion du 11ème anniversaire de la création des Forces Armées Royales du Maroc Indépendant, le 14 mai 1967. Le défunt a également reçu la décoration de médaille de Wissam Istihqaq Al Wattani catégorie exceptionnelle, par Sa Majesté le Roi Feu Hassan II, décoré par le Commandant de la Première Brigade d’Infanterie Parachutiste, le Général de Division Benachir Sourelah, en 14 mai 1995 à Salé.
« Le défunt Brahim Tahiri était l’auteur d’un ouvrage intitulé « Le Temps des Anciens » de la résistance et de l’armée de libération marocaine. »

Ecrit par : TAHIRI Hakam ben Brahim | 17.02.2007

Journal «L'opinion-Actualités Nationales», n° 15.054, du 10-10-2006, page 3.

« Décès du capitaine Haj Brahim Tahiri »

« Au nom de Dieu le plus Clément
et le plus Miséricordieux »

« Louanges soient sur le Prophète
Mohammed et Ses compagnons »

« Et personne ne sera lié de chaînes comme les siennes ! Et toi l’âme qui est réconforté, retourne auprès de ton Seigneur tout à fait satisfait ! Et reste parmi Mes serviteurs, et entre dans Mon Paradis ! ».
« La famille des Forces Armées Royales, notamment à la Première Brigade d’Infanterie Parachutiste, a perdu l’un de ses hommes, le capitaine à la retraite, le défunt Tahiri Brahim, a rendu l’âme à Dieu, le samedi 15 chaâbane 1427, correspondant le 9 septembre 2006, à l’âge de soixante six ans.
« Le défunt fut enterré le même jour, au cimetière de Sidi Ben Achir de Salé, après la prière d’Al-Asr, à la mosquée Al-Qods à l’avenue Allal El Fassi, dont le défunt a été conduit à sa dernière demeure par un cortège qui a sillonné les artères de la ville, en présence de personnalités civiles et militaires.
« Nos sincères condoléances à ses amis et aux membres de sa famille, qui se sont associés à leur deuil, et très touchés par les nombreuses marques de sympathie, suite au décès de leur cher père et grand-père, oncle, ami et frère. « Louange à Allah qui a écarté de nous la tristesse. Oui, Notre Seigneur pardonne et Il est reconnaissant ».
« La vie du regretté fut marquée par de nombreux sacrifices et de loyaux services. Il fut décoré à Meknès par Sa Majesté le Roi Feu Hassan II, que Dieu l’ait en Sa Sainte Miséricorde, de médaille (Wissam Er-Réda), à l’occasion du 11ème anniversaire de la création des Forces Armées Royales du Maroc Indépendant, le 14 mai 1967. Le défunt a également reçu la décoration de médaille de Wissam Istihqaq Al Wattani catégorie exceptionnelle, par Sa Majesté le Roi Feu Hassan II, décoré par le Commandant de la Première Brigade d’Infanterie Parachutiste, le Général de Division Benachir Sourelah, en 14 mai 1995 à Salé.
« Le défunt Brahim Tahiri était l’auteur d’un ouvrage intitulé « Le Temps des Anciens » de la résistance et de l’armée de libération marocaine. »

Ecrit par : TAHIRI Hakam ben Brahim | 17.02.2007

بسم الله الرحمن الرحيم
سلام تام بوجود مولانا المنصور بالله

انتقل إلى جوار ربه المشمول بعفو الله وكرمه المرحوم طهري إبراهيم النقيب المتقاعد من القوات المسلحة الملكية باللواء الأول للمشاة للمظليين الذي وافاه الأجل المحتوم بمدينة سلا صباح يوم السبت 15 شعبان 1427 الموافق ل9 شتنبر 2006. حيت أوريا جثمان الفقيد الثرى بمثواه الأخير بسلا بمقبرة سيدي بنعاشير بعد صلاة العصر بمسجد القدس بشارع علال الفاسي بحي السلام بشرف حضور موكب جنائزي مهيب و شخصيات عسكرية و مدنية. وبهذا المصاب الجلل الذي ترك في أعماقنا مشاعر الحزن و الأسى, تتشرف عائلة المرحوم بجزيل الشكر و الامتنان إلى جميع من شارك من قريب أو من بعيد في جنازة المرحوم و مواساتهم القلبية و الروحية راجين من الله جل و علا أن يتغمد الفقيد العزيز بواسع رحمته ويدخله فسيح جناته و يلهم دويه جميل الصبر و السلوان. ازداد المشمول بعفو الله الحاج طهري إبراهيم سنة 1940 بفجيج و عرف عنه تشبثه بالمبادئ الوطنية و جهاده المستميت و المتفاني في خدمة القيم الوطنية الحقة و المثل العليا و المقومات الحضارية و التاريخية و إخلاصه لشعارنا الخالد الله – الوطن – الملك.

Ecrit par : TAHIRI Hakam ben Brahim | 17.02.2007

بسم الله الرحمن الرحيم
سلام تام بوجود مولانا المنصور بالله

انتقل إلى جوار ربه المشمول بعفو الله وكرمه المرحوم طهري إبراهيم النقيب المتقاعد من القوات المسلحة الملكية باللواء الأول للمشاة للمظليين الذي وافاه الأجل المحتوم بمدينة سلا صباح يوم السبت 15 شعبان 1427 الموافق ل9 شتنبر 2006. حيت أوريا جثمان الفقيد الثرى بمثواه الأخير بسلا بمقبرة سيدي بنعاشير بعد صلاة العصر بمسجد القدس بشارع علال الفاسي بحي السلام بشرف حضور موكب جنائزي مهيب و شخصيات عسكرية و مدنية. وبهذا المصاب الجلل الذي ترك في أعماقنا مشاعر الحزن و الأسى, تتشرف عائلة المرحوم بجزيل الشكر و الامتنان إلى جميع من شارك من قريب أو من بعيد في جنازة المرحوم و مواساتهم القلبية و الروحية راجين من الله جل و علا أن يتغمد الفقيد العزيز بواسع رحمته ويدخله فسيح جناته و يلهم دويه جميل الصبر و السلوان. ازداد المشمول بعفو الله الحاج طهري إبراهيم سنة 1940 بفجيج و عرف عنه تشبثه بالمبادئ الوطنية و جهاده المستميت و المتفاني في خدمة القيم الوطنية الحقة و المثل العليا و المقومات الحضارية و التاريخية و إخلاصه لشعارنا الخالد الله – الوطن – الملك.

Ecrit par : TAHIRI Hakam ben Brahim | 17.02.2007

سم الله الرحمن الرحيم
سلام تام بوجود مولانا المنصور بالله

انتقل إلى جوار ربه المشمول بعفو الله وكرمه المرحوم طهري إبراهيم النقيب المتقاعد من القوات المسلحة الملكية باللواء الأول للمشاة للمظليين الذي وافاه الأجل المحتوم بمدينة سلا صباح يوم السبت 15 شعبان 1427 الموافق ل9 شتنبر 2006. حيت أوريا جثمان الفقيد الثرى بمثواه الأخير بسلا بمقبرة سيدي بنعاشير بعد صلاة العصر بمسجد القدس بشارع علال الفاسي بحي السلام بشرف حضور موكب جنائزي مهيب و شخصيات عسكرية و مدنية. وبهذا المصاب الجلل الذي ترك في أعماقنا مشاعر الحزن و الأسى, تتشرف عائلة المرحوم بجزيل الشكر و الامتنان إلى جميع من شارك من قريب أو من بعيد في جنازة المرحوم و مواساتهم القلبية و الروحية راجي