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23.09.2005

Notre famille de coeur

la famille royal marocaine 

           feu sa majesté le roi hassan 2 

              sa majesté le roi mohamed 6 

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21.09.2005

Un roi brillant, redoutable manoeuvrier, auquel rien n'était interdit.

«Si, un jour, j'écris mes Mémoires, je dresserai la liste de mes erreurs. » Le vingt et unième souverain de la dynastie alaouite n'a pas eu le temps de se livrer à cet exercice, sans nul doute passionnant, d'autocritique. Décédé le 23 juillet 1999, après trente-huit années de règne, le monarque était devenu un autocrate sage et paternel, au visage marqué et au regard las, loin, bien loin du jeune prince fougueux intronisé par les oulémas le 3 mars 1961, après la mort subite de son père Mohammed V.

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Né le 9 juillet 1929 à Rabat, nourri de cultures arabe et française, diplômé en droit de la faculté de Bordeaux (France), le jeune Moulay Hassan fut très tôt initié aux arcanes du pouvoir et de la diplomatie. En 1952, il participe au discours du Trône, considéré comme la charte du nationalisme marocain contre le protectorat.
L'année suivante, il est exilé avec le sultan en Corse, puis à Madagascar, avant de partager, en novembre 1955, son triomphal retour dans le royaume. L'indépendance acquise en 1956, son père le nomme chef d'état-major des Forces armées royales - il réprime, à ce titre, le soulèvement du Rif - avant de le proclamer officiellement prince héritier le 9 juillet 1957.
C'est à ce titre qu'il succède, moins de quatre années plus tard, au roi bien-aimé. La transformation est immédiate, la prise du pouvoir absolu aussi. En décembre 1962, Hassan II fait adopter une Constitution sur mesure, mal acceptée par les partis politiques - le roi, commandeur des croyants, est une personnalité « inviolable et sacrée ».
Une vague de répression s'abat alors sur l'opposition de gauche, suivie, après les émeutes de Casablanca en 1965, par cinq ans d'état d'exception. Au mois d'octobre de cette année-là, le chef charismatique de la gauche, Mehdi Ben Barka, est enlevé en plein Paris et secrètement assassiné.
Le danger pour Hassan II vient ensuite de l'armée. Le 10 juillet 1971, une première tentative de coup d'État fait plus de cent morts au palais royal de Skhirat. Le 16 août 1972, c'est le général Oufkir qui monte une attaque aérienne contre l'avion du souverain alors que celui-ci rentrait d'un voyage en France. Oufkir, selon la thèse officielle, se suicide. À chaque fois, Hassan en réchappe par miracle. Il faudra attendre encore trois ans pour que le roi trouve enfin un terrain d'entente avec son opposition, son armée et, sans doute, son peuple.
En novembre 1975, la « Marche verte » organisée en direction de l'ancienne colonie espagnole du Sahara occidental lui fournit l'occasion de refaire l'unité autour de sa personne. Mais ce ne sera qu'à la fin des années quatre-vingt, après une nouvelle série d'émeutes et la montée en force de l'islamisme, que son régime commencera lentement à se libéraliser. Les réformes constitutionnelles de 1992 et 1996 atténuent ainsi le caractère absolutiste de la monarchie. En février 1998, enfin, Hassan II nomme un opposant de toujours, le socialiste Abderrahmane Youssoufi, au poste de Premier ministre chargé d'assurer « l'alternance ».
Redoutable manoeuvrier, jamais aussi à l'aise que dans le jeu complexe de la diplomatie régionale et internationale, ce roi brillant auquel rien n'était interdit - surtout pas les plaisirs d'une vie terriblement dispendieuse - décidait de tout derrière les murailles de ses palais, véritables cités interdites.
Moderniste et traditionnel, féodal et politicien madré, fin stratège conciliant Occident et Orient, mais aussi capable d'arbitraire et d'extrême dureté, Hassan II a laissé à son fils Mohammed VI un Maroc structuré et uni. Mais aussi un royaume où les disparités sociales et les inégalités demeurent criantes. Contrasté et contesté, son héritage est lourd. Si l'avenir de la dynastie alaouite ne semble pas remis en cause, le système makhzenien, sur lequel reposait une bonne partie de son pouvoir, est, lui, à bout de souffle. Si l'on en juge par ses premiers actes, son successeur l'a compris.
   

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Notre grand roi

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15:50 Publié dans le grand hassan 2 | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note